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Prolifération et disparition

Frédérique Metzger

En réalisant cette installation à l’Appart’ (initialement présentée dans la cuisine de ce lieu de recherche) il m’est apparu que la notion de prolifération omniprésente dans mon travail interrogeait paradoxalement celle de disparition.

A cet égard, le procédé du moulage, utilisé ici et dans beaucoup d’autres de mes réalisations, tient autant de la mise en présence que de l’écart comme l’exprime Georges Didi Huberman : « [...] quelque chose qui nous dit aussi bien le contact (le pied qui s’enfonce dans les sable) que la perte (l’absence du pied de son empreinte) quelque chose qui nous dit aussi bien le contact de la perte que la perte du contact. »¹

 

Ces éléments en colle thermofusible, inventaire des objets trouvés dans les placards à mon arrivée organisé comme une nature morte, sont des contenants dépouillés à la fois de leur contenu potentiel et de la matrice sur laquelle ils ont été formés dont ils ne gardent plus que le souvenir altéré, dentelé et fantomatique.

1. Catalogue d’exposition L’empreinte, Centre Georges Pompidou, p.19, 1997

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